“L’enfant ne demande que trois choses : la chaleur des bras de sa mère, le lait de ses seins et la sécurité de sa présence. L’allaitement réunit les trois.”
Dr Gantly Dick-Read

La première semaine d’août, de nombreuses actions autour de l’allaitement maternel ont vu le jour un peu partout dans le monde et exclusivement sur la toile. La raison ? C’est la semaine mondiale de l’allaitement maternel, appelée SMAM. En France et en Communauté française de Belgique, cette semaine a été déplacée en octobre. Toutefois, beaucoup de pays continuent de faire cet événement à la date d’origine, à savoir le 1er août, la date anniversaire de la déclaration d’Innocenti qui prône sur la protection, la promotion et le soutien de l’allaitement maternel. L’allaitement maternel (au sein exclusif) est vivement recommandé par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pendant les six premiers mois suivant la naissance. De six mois à deux ans, voire plus, l’allaitement doit être complété par des aliments solides tels que des fruits ou des légumes en purée. Afin que l’allaitement démarre de manière optimale et dure dans le temps, quels sont les facteurs de réussite ?

Préparation à l’allaitement

Souvent négligée en prénatal, la consultation en allaitement devrait déjà être réalisée par les futurs parents avant la naissance de bébé. Lors de cette séance, une conseillère spécialisée ou une sage-femme pourrait répondre aux questions des futurs parents et surtout leur expliquer comment fonctionne l’allaitement et comment le rendre optimal.

On constate malheureusement trop souvent qu’on fait appel à une spécialiste en allaitement ou lactation qu’au moment où l’allaitement ne fonctionne pas. Ce genre de séance permet en effet de faire tomber les idées reçues, d’obtenir des points de repère ou, tout simplement, de rassurer.

Ces rencontres permettent par ailleurs aux futurs parents de parler de leurs attentes en matière d’allaitement, d’exprimer leurs craintes, de partager des expériences (personnelles ou rapportées) ou encore d’obtenir des informations pratiques telles que la bonne prise du sein.

Dans l’accompagnement de doula que je propose, l’allaitement est généralement abordé en prénatal afin de donner les informations principales qui entoure ce processus naturel. Rythme de bébé, nuit de Java, montée de lait, positions possibles, … Quelques pistes sont données afin de préparer les futurs parents. 

Le peau-à-peau immédiat

Pour un démarrage optimal de l’allaitement maternel, il faut favoriser la Golden Hour (l’heure d’or). En d’autres termes, il faut laisser maman et bébé tranquilles la première heure suivant la naissance de bébé.

Une fois que bébé est sorti du ventre de sa maman, il est directement posé sur le ventre de sa maman. En peau-à-peau avec sa maman, bébé va découvrir son nouvel environnement et avoir sa première tétée. Le bébé est en effet « programmé » pour téter le sein de sa maman. Il va explorer son nouvel environnement avec tous ses sens pour ensuite aller chercher le sein et téter (c’est ce qu’on appelle le breastcrawl).

Ce réflexe est inné chez le bébé à condition qu’il ne soit pas perturbé par, par exemple, des interventions médicales non nécessaires ou non justifiées. C’est d’ailleurs une des 10 conditions du label « Hôpital ami des bébés ». Si ce processus est respecté, l’allaitement n’en sera qu’amélioré dans sa qualité, sa quantité et sa durée.

Un soutien du co-parent 

Le papa ou co-parent cherche à prendre une place plus active auprès de son enfant qui vient juste de naître. Il s’implique davantage dans les soins à bébé. Outre changer les couches, il n’a pas hésité à brandir le biberon. Or, cette pratique a un effet négatif sur l’allaitement maternel.

L’allaitement, comme expliqué ci-dessus, est un processus naturel qui se met place directement après la naissance de bébé. La production de lait se poursuit si bébé est régulièrement mis au sein, sans limiter le nombre et la durée des tétées. Si le biberon est introduit, il y a baisse de la stimulation du sein et donc baisse de production de lait.

Des alternatives peuvent être proposées au co-parent afin de satisfaire sa volonté de « paternage » comme porter bébé en écharpe, masser bébé ou faire du peau-à-peau. Un co-parent peut très bien trouver sa place, autrement qu’en nourrissant bébé.

Désir de la maman

Allaiter, c’est mettre son bébé en peau-à-peau dès les premiers instants de sa vie, vivre en grande proximité avec son bébé les premières semaines, répondre à ses besoins, se mettre au diapason des rythmes de son bébé … et donc lâcher prise, perdre certaines de ses habitudes, changer de mode de vie. Et tout cela, étape par étape, car un bébé n’a pas de mode d’emploi …

Certaines mamans ressortiront de cette expérience de l’allaitement grandies et changées. D’autres vivront l’allaitement comme une situation compliquée et très difficile. Il est donc important de ne pas imposer à la jeune maman l’allaitement, de toujours respecter son choix d’allaiter ou non, de ne pas la juger pour ce qu’elle fait ou pas, de l’accompagner au mieux.

En conclusion, il n’y a pas de recette miracle pour un allaitement optimal. Chaque naissance est différente, chaque bébé est différent, chaque maman est différente. Selon les envies ou les besoins des parents, il convient d’avancer étape par étape, tout en se respectant. Des aides peuvent également être envisagées pour faire de l’allaitement une expérience positive.

Quelques ressources sur l’allaitement maternel :

 

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